Quarante pensées sur les valeurs et leur transmission. Pensées 31 à 40.

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Voici des pensées sur les valeurs et leur transmission, au moment où je publie deux livres, le premier intitulé La formation des décideurs. Méditations sur un humanisme qui vient, et le second Habiter notre Nature. Ecologie et humanisme (Mame, 2018). 

 

 Pensée 31 : Le « relativisme des valeurs » n’est que l’expression d’un échec, celui de l’acquisition : soit que l’un ne sache pas bien donner, soit que l’autre ne sache ni recevoir de bon cœur, ni acquérir avec grâce. Quand la transmission échoue (c’est-à-dire quand réussit la transmission nihiliste), chacun est enfermé dans son néant à soi, le bien commun de ceux qui n’ont plus ni communauté, ni bien.

 

 

Pensée 32 : Le prosélytisme nihiliste consiste à vitupérer contre ceux qui transmettent l’être.

 

 

Pensée 33 : Tous sont censés être différents et avoir droit à leur différence, mais en fait tous sont forcés de penser la même chose, c’est-à-dire le néant. La liberté sans valeur et contre-valeur devient unique valeur. L’indifférence mondialisée en assure la transmission universelle, l’imposition universelle. Cette indifférence hypocritement prosélytiste ne tolère plus rien d’autre. C’est là ce que, par abus de langage, on appelle la tolérance. 

 

 

Pensée 34 : Un sens de la vie ne peut pas se transmettre, ou se transmet par l’hypocrisie, s’il ne reconnaît pas la valeur de la valeur, celle de la transmission et celle de la vie.

 

 

Pensée 35 : La valeur sagement questionnée se trouve pour ainsi dire soupesée et évaluée, rapportée à une norme. Il y a ainsi une Valeur de la valeur. Le Bien permet de juger les biens. Cette Valeur n’est pas elle-même normée, elle est absolue et on la dégage par récurrence en poussant à fond le questionnement. Le Bien est la seule cause possible de l’Idée du Bien.

 

 

Pensée 36 : Le plus grand bien, c’est l’Homme en liberté vers le Bien.

 

 

Pensée 37 : On parle de « création des valeurs », comme si elles n’existaient pas avant cette création (par nous). Si c’était vrai, il faudrait au moins que la création soit une valeur ; cette valeur de création précèderait et rendrait possible toute création de valeur ; mais nous ne créons pas notre pouvoir de créer, ni sa valeur ; de plus, ce pouvoir serait la seule vraie valeur. Donc nous ne créons pas les valeurs.

 

 

Pensée 38 : Nous évaluons. L’évaluation manifeste que les valeurs, qui se synthétisent dans l’amitié, se subordonnent à trois grands critères absolus, qui sont des Valeurs avec majuscule. Le Bien et le Vrai sont conditions de possibilité du jugement qui spécifie ce qui est à faire, mais la Justice est la valeur de l’exécution.

 

 

 

Pensée 39 : La valeur de liberté est d’abord celle de la pulsion profonde vers le Bien. La liberté la plus profonde est celle de l’être vers le Bien. La volonté, dit Aristote, c’est « le désir auquel s’ajoute la réflexion ». La liberté ici vient en plus du questionnement et de la certitude rationnelle. Dans la transmission, la valeur de liberté est enracinée dans celle de la raison et de la Vérité.

 

 

Pensée 40 : La vertu, qui permet de tenir son bon choix, est l’effectivité de la liberté.

 

Pensées 1 à 10.

Pensées 11 à 20.

Pensées 21 à 30

La formation des décideurs. Méditations sur un humanisme qui vient. 

La formation des décideurs. Méditations sur un humanisme qui vient.

  https://www.laprocure.com/formation-decideurs/9782728924462.html

 

Habiter notre Nature. Ecologie et humanisme. 

Habiter notre Nature. Ecologie et Humanisme.

 https://www.laprocure.com/habiter-nature-ecologie-humanisme-henri-hude/9782728924530.html

 

 

 

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